Renault électrifie sa gamme avec ambition : la promesse d’une mobilité abordable

En bref:

  • Renault s’engage à lancer un véhicule électrique baptisé « Legend » pour moins de 20 000 euros après 2025, dans le but de rendre la voiture électrique plus accessible.
  • La filiale Ampere, avec plus de 11 000 collaborateurs, est estimée à une valorisation équivalente à celle du groupe Renault et vise à vendre 300 000 véhicules d’ici 2025.
  • Renault prévoit de réduire les coûts de production pour concilier rentabilité et accessibilité, tout en prenant part à l’effort global de transition écologique.

Le marché automobile est en pleine mutation, et la course à l’électrification n’épargne aucun constructeur. Dans ce contexte vibrant de changement, le groupe Renault, pilier historique de l’industrie automobile française, se démarque par une annonce audacieuse qui pourrait bien bousculer l’échiquier des véhicules électriques (VE). Dans un récent événement dédié à ses investisseurs, le géant au losange a esquissé les contours de son avenir électrique, incarné par la naissance de sa filiale Ampere et l’annonce d’un modèle électrique à un prix défiant toute concurrence.

Une stratégie de séduction et d’accessibilité

La déclaration du constructeur est on ne peut plus claire : rendre la voiture électrique plus accessible. Renault s’engage ainsi à lancer, après 2025, un véhicule électrique baptisé « Legend » pour moins de 20 000 euros. Un prix plancher qui, dans le contexte actuel, représente une réelle avancée vers la démocratisation de la mobilité électrique. Renault n’est pas seul à viser cette accessibilité. Citroën, avec sa future ë-C3, et d’autres acteurs internationaux comme l’asiatique BYD, s’alignent également pour capter une clientèle plus large. Mais qu’en est-il des promesses de Renault, et peut-on s’attendre à une révolution sur le segment des VE abordables?

Ampere, le courant novateur de Renault

La filiale Ampere, du nom de l’éminent scientifique français, représente plus qu’un simple label dans la gamme Renault. Cette entité regroupe une force de frappe considérable, avec plus de 11 000 collaborateurs et une armée d’ingénieurs dédiés à la conception et à la commercialisation des VE. Ampere, censée être introduite en Bourse au printemps 2024, est estimée à une valorisation équivalente à celle du groupe Renault tout entier, signe de l’importance stratégique que revêt cette division pour l’avenir du constructeur.

Luca de Meo, capitaine à la barre de Renault, compare Ampere à des « voltigeurs » envoyés en avant-garde, traduisant une vision de pionnier et de leader dans l’arène électrique. L’objectif annoncé est ambitieux : vendre quelque 300 000 véhicules d’ici 2025, et atteindre le million en 2031, ce qui représenterait la moitié des ventes mondiales de Renault en 2022. Ce pari audacieux témoigne de la volonté de Renault d’investir pleinement dans un avenir électrique.

Renault Twingo électrique et Renault 5 : les précurseurs

La Twingo électrique, ce véhicule citadin et compact, et la très attendue Renault 5 électrique, qui doit arriver sur le marché en 2024 pour moins de 25 000 euros, sont les prémisses de cette offensive électrique. Ces modèles incarnent la résurgence d’une nostalgie modernisée, une stratégie qui semble porter ses fruits en matières d’engouement et de visibilité pour la marque. La Twingo, en particulier, promet d’offrir une solution de mobilité urbaine efficiente et économiquement attrayante.

Des engagements financiers et écologiques

La démarche de Renault ne se limite pas à l’aspect produit. Elle s’inscrit également dans un cadre financier et écologique plus large. En effet, la réduction des coûts de production annoncée par le directeur financier de Renault, Thierry Piéton, est censée se répercuter favorablement tant sur les prix de vente que sur les marges. Cela laisse entrevoir une stratégie qui vise à concilier rentabilité et accessibilité, tout en prenant part à l’effort global de transition écologique.

Le bonus écologique, qui s’élève actuellement à 5 000 ou 7 000 euros, joue aussi un rôle non négligeable dans cette équation. Il permet de rendre l’offre encore plus attractive pour le consommateur final, même si sa pérennité et son montant pourraient être sujets à des évolutions réglementaires futures.

Des défis à relever

La promesse d’un VE à moins de 20 000 euros est séduisante, mais elle pose également des questions quant à la réalisation de cet engagement. La réduction des coûts de production est un défi technique et économique majeur pour le constructeur. Renault devra innover en matière de conception, de chaîne d’approvisionnement et de production pour atteindre cet objectif sans compromettre la qualité et les performances.

De plus, la compétition ne dort pas. Les constructeurs asiatiques et américains, avec Tesla en figure de proue, continuent de pousser leurs pions sur l’échiquier mondial, rendant la bataille pour l’accessibilité et l’innovation plus acharnée que jamais.

Conclusion provisoire

En conclusion, Renault, avec sa filiale Ampere et ses annonces prometteuses, se positionne en acteur incontournable de la transition électrique. Son futur modèle « Legend » et la réinvention de classiques tels que la Twingo électrique et la Renault 5, sont attendus avec impatience. Cependant, la route vers l’électrification à grande échelle est parsemée d’incertitudes et d’obstacles. Il appartiendra à Renault de transformer ses promesses en réalités tangibles pour les consommateurs et de faire de l’accessibilité électrique une norme plutôt qu’une exception.

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